La méthode
La méthode ne repose pas sur l'application isolée de signaux techniques standardisés. Elle s'applique au trading intraday, également appelé day trading, et commence par la lecture des phases d'équilibre et de déséquilibre, afin d'identifier les mouvements qui modifient réellement la structure du marché.
Ces mouvements permettent ensuite de délimiter des zones d'action. L'entrée n'est recherchée qu'en cas de retour du prix dans l'une de ces zones et lorsque les conditions d'exécution sont réunies.
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Le problème de fond
Les études publiées par l'AMF et l'ESMA sur le trading de CFD montrent qu'une large majorité des comptes de particuliers sont perdants. Même si ces données ne portent pas directement sur les Futures, elles rappellent le niveau de risque associé au trading à effet de levier (voir notre avertissement sur les risques).
De nombreuses approches présentent des signaux techniques comme des décisions presque autonomes : figures chartistes, croisements de moyennes mobiles ou configurations de chandeliers. La difficulté ne vient pas nécessairement de ces outils eux-mêmes, mais de leur utilisation sans contexte de marché, sans scénario d'invalidation et sans gestion précise du risque.
Les signaux visibles peuvent concentrer les ordres. Lorsqu'un grand nombre d'intervenants identifient les mêmes niveaux, les ordres d'entrée, les stops et les prises de profit peuvent se concentrer dans des zones proches. Un signal ne doit donc pas être évalué indépendamment du contexte et de la liquidité disponible.
La méthode n'entre pas en poursuite d'une impulsion déjà engagée. Une entrée tardive après une accélération peut imposer un stop plus éloigné, dégrader le rapport entre le risque et le potentiel restant et augmenter l'exposition à un retracement.
Aucun avantage de marché ne doit être considéré comme permanent. Les comportements, la volatilité et la liquidité évoluent, ce qui impose de suivre les résultats de la méthode et de vérifier que ses conditions d'application restent présentes.
Le résultat d'un trade ne dit rien sur la qualité d'une décision. Un mauvais trade peut gagner par chance. Un bon trade peut perdre, c'est la nature des probabilités. Ce qui compte, c'est la cohérence de l'approche sur une longue série.
Le choix fondamental
Face à un déséquilibre de marché, deux réactions sont possibles. Ce choix détermine tout le reste : le prix d'entrée, la distance du stop, le rapport risque/rendement, et la pression émotionnelle pendant le trade.
Approche écartée dans la méthode : poursuivre le prix
Entrer après une accélération oblige souvent à accepter un prix moins favorable. La méthode préfère attendre un retracement dans une zone préalablement identifiée.
Ce qu'on fait : Valeur
On attend que le prix revienne sur une zone d'action identifiée avant d'entrer. Jamais en poursuite du prix, jamais sur une cassure. Un mouvement raté n'est pas une perte.
Le concept central
Un déséquilibre n'est pas une figure graphique. C'est un état du marché : un moment où l'équilibre local des échanges est rompu par une pression directionnelle suffisamment forte pour produire une impulsion mesurable.
Le marché alterne naturellement entre des phases d'équilibre, les ranges, où les échanges se maximisent, et des phases de déséquilibre, où une force directionnelle prend le dessus et crée une impulsion vers un nouvel équilibre.
C'est ce cycle range → déséquilibre → range qui structure toute lecture du marché dans la méthode. Sans déséquilibre identifié et qualifié, pas de trade.
Équilibre, cassure, impulsion, nouvel équilibre
Zone d'action réelle : cassure, puis retracement sur la zone et l'EMA
Les zones d'action
Une zone d'action est une zone d'indécision à partir de laquelle un déséquilibre a créé une impulsion. Dans la méthode, une entrée n'est recherchée que lors du retour du prix dans une zone d'action qualifiée.
La méthode identifie plusieurs types de zones selon la nature de la pause et l'impulsion qui s'ensuit. Chaque type a ses règles de tracé, sa durée de vie, et ses conditions d'utilisation. C'est ce qu'on apprend à reconnaître et à appliquer en Partie 2.
Deux règles restent constantes dans ce cadre : la zone est tracée après l'impulsion, jamais par anticipation, et son simple contact ne suffit pas à déclencher une entrée.
L'architecture des unités de temps
La même logique de lecture est utilisée sur les différentes unités de temps retenues dans la méthode. Ce ne sont pas plusieurs méthodes superposées. C'est une méthode lue à plusieurs échelles simultanément, avec une hiérarchie claire.
Daily
Contexte de fond
Consulté avant la séance
M30
Contexte inter-séances
Pour les plus expérimentés
M5
Lecture principale
Séance en cours
M1
Exécution uniquement
Toujours
Quelle que soit l'unité de temps de la zone d'analyse, l'exécution s'effectue toujours sur M1. Le M1 n'analyse pas, il exécute une décision déjà prise.
Le début de séance
À l'ouverture de chaque séance, le marché traverse une phase de découverte du prix. Deux configurations sont possibles : le marché construit progressivement une zone d'équilibre entre acheteurs et vendeurs, ou il part directement en déséquilibre : une direction s'impose dès les premières bougies.
Dans les deux cas, la méthode impose la même discipline : observer avant d'agir. Ce que le marché construit en début de séance fournit le premier cadre directionnel de la journée. Ce cadre reste valable tant qu'il n'est pas invalidé par une nouvelle information de marché ou un changement de structure. Trader avant que cette information ne soit disponible, c'est trader sans contexte.
Cette discipline consistant à attendre que le marché montre sa main avant d'agir est l'une des plus difficiles à acquérir et l'une des plus déterminantes sur la durée.
Découverte du prix en début de séance
Prochaine étape
Créez gratuitement votre compte pour accéder à la Partie 1 de la formation et commencer à découvrir le cadre général de la méthode.
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Questions fréquentes
La méthode est enseignée et pratiquée sur le DAX Futures et le S&P 500 Futures. Les principes de lecture des déséquilibres et des zones d'action sont transposables à d'autres marchés liquides, notamment d'autres indices, mais la formation se concentre sur ces deux marchés pour permettre une pratique approfondie et spécialisée plutôt qu'une couverture superficielle.
Il n'existe pas de capital minimum universel pour pratiquer cette méthode. Le montant nécessaire dépend du contrat utilisé, de la marge exigée par le courtier, de la distance habituelle des stops et du risque accepté par trade. Les contrats micro permettent de réduire la valeur financière de chaque mouvement, mais ils ne rendent pas le trading peu risqué. Un capital de 3.000€ peut servir d'exemple de travail pour certains contrats micro et certaines règles de risque, il ne constitue ni une garantie de suffisance ni une recommandation personnalisée. Le capital engagé doit pouvoir être perdu sans affecter la situation financière du trader.
C'est possible lorsque l'emploi du temps permet d'être disponible pendant les fenêtres de marché retenues. La méthode ne nécessite pas nécessairement de rester devant l'écran toute la journée, mais l'ouverture du DAX ou celle des marchés américains surviennent à des horaires précis. Des alertes peuvent signaler le retour du prix dans une zone d'action, mais elles ne remplacent pas la préparation ni la disponibilité nécessaire à l'exécution.